jeudi 19 novembre 2009

Foute baule




Nous apprenons ce soir que le handballeur Thierry Henry qualifie l'équipe de France de Football pour la coupe du monde de l'Eté prochain.

TF1 et M6 disent un grand merci à M. Henry : leurs parts de marché et de rentrées publicitaires seront sauves !

Réaction à chaud de Ponce Pilate, entraineur à l'AS Jérusalem : "Je m'en lave les mains"

Beau sport de kékés le football. Avant j'aimais moyen, maintenant j'aime plus du tout.

Et entre kékés un soir de qualif', le signe de reconnaissance c'est le klaxon.... L'Algérie est aussi qualifiée. En cas de victoire en Afrique du Sud, les supporters prévoient de faire sauter le pont de la Guillotière.

Une pensée pour les Irlandais : réjouissez vous, tout est perdu sauf l'honneur. La honte en revient à une bande de branquignoles pas motivés payée des millions.

Comme le dit l'adage romain : "Panem et Circonsens"

mardi 17 novembre 2009

Le fric, encore le fric

J'avais prévu d'aller à Berlin fin décembre, début janvier. Un ami m'a relancé aujourd'hui. J'ai fait mes calculs : cela reste raisonnable d'aller à Berlin pour 5 jours en janvier. Le problème c'est le mois de décembre, je vais devoir faire de grosses dépenses : outre le loyer et les factures communes, nous devons faire réviser la chaudière (obligatoire), et j'aurai en plus à payer la lourde somme de 357 euro pour mon inscription en 3e année de doctorat. J'ai aussi prévu de racheter l'appareil photo de mon frère qui me le vend 200 euro : un superbe bridge Canon, le meilleur sur le marché actuellement.
Il faut donc faire des choix, et celui là est me rend chafouin car j'avais donné un accord de principe à mon ami. Cela fait plusieurs semaines que je réfléchis sur l'opportunité de me rendre dans la capitale allemande, mais ce n'est que partie remise. Je goûterais bien aux douceurs brandebourgeoises au printemps !
Prendre une semaine de vacances là bas me serait profitable.

Les dépenses de cet automne, me rendent anxieux. J'ai peur d'avoir des problèmes d'argent. Or cela est faux puisque j'ai un plein temps payé un peu plus que le SMIC. Je me trouve pingre, alors qu'il s'agit davantage de frugalité. En fait, j'ai gardé le train de vie que j'avais lorsque je travaillais à 25 heures à la cafeteria. Je dépense un peu plus en nourriture. J'ai également de bonnes finances mais je ne veux pas me faire de gros plaisirs avant d'avoir fini ma thèse, puisque je dois voyager. D'ailleurs, il va falloir que je me bouge un peu pour organiser tout ça !

En fin de compte je stresse pour rien, comme d'habitude, mais je préfère prévenir que guérir. Berlin est reporté sine die, et je me demande comment je vais dire à mon pote mercredi soir que je renonce à me rendre avec lui dans cette ville symbolique, fascinante et débridée.

jeudi 12 novembre 2009

L'enfer

Sorti le 11 novembre en salle, la bande annonce est alléchante. Romy Schneider aussi.

mardi 10 novembre 2009

Le Trio Joubran




J'ai encore pris une belle claque musicale en écoutant l'émission de Yves Blanc, la Planète bleue.
Yves Blanc diffuse régulièrement de la musique palestinienne, qui est d'une grande vitalité et d'une étonnante modernité quant aux artistes choisis.
Le Trio Joubran est un trio de trois frères joueurs d'Oud, cet instrument est un luth à manche court, prisé au Proche Orient des confins de la Perse au rivage méditerranéen. Ces sonorités intemporelles de l'oud me sont familières. Elles me rappellent la musique arabo-andalouse et le Maghreb. Les frères Joubran sont des Palestiniens de nationalité Israëlienne, Chrétiens, originaires de Cisjordanie, de Nazareth, la ville où Jésus grandit.
Ce que j'aime dans le jeu des frères Joubran c'est le mélange de la tradition et de la modernité. Leur musique est d'une force incroyable, à l'image de la terre pour laquelle se battent tant et tant d'homme, mélange d'âpreté et de douceur, de sacré et de profane, d'austérité et d'exubérance, de douleur et de joie...

Leur dernier projet fut mené en collaboration avec le poète Mahmoud Darwish, disparu en août 2008.



Désolé pour le style de la vidéo, je n'ai pas trouvé mieux.


lundi 9 novembre 2009

9 novembre 1989

retrouver ce média sur www.ina.fr

jeudi 5 novembre 2009

Très brèves Miscellanées du 5

J'écris moins en ce moment, une envie moindre. L'épisode Starbucks m'a refroidi... Et puis surtout c'est l'automne. J'aime bien rester à la maison blotti sous ma couette, ou à lire quelques bouquins.
Je compte d'ailleurs aller en acheter un ou deux cet après midi. Un Balzac Les illusions perdues, et peut-être Belle du seigneur de Cohen, ou bien autre chose, qui sait ?

Pour te répondre Calyste, la Manufacture est ouverte au public. Mais il y a toujours beaucoup de monde. Mieux vaut venir en fin de semaine, il y a moins d'étudiants. Pour faire quelques photos, l'idéal est en fin d'après midi. Les immenses couloirs sont déserts. L'extérieur vieillit mal, du moins pour les premières tranches livrées.

Je me suis remis une énième fois à courir hier soir. J'ai parcouru plus de 9 km, ma foulée était bonne, de même que mon souffle. Mon prochain but est de dépasser les 10 km. Si je continue à courir cet hiver, mon objectif sera un semi-marathon pour l'été prochain.

L'ennui pointe. Peu de travail, mais beaucoup de thé à boire... et du temps pour parcourir le web.

jeudi 29 octobre 2009

Manufacture


L'université où je travaille ressemble à une colonie de fourmis. Chaque jour, des milliers de personnes y entrent et y sortent, travaillent, étudient, s'ennuient...
Environ 15 000 étudiants, et un bon millier d'enseignants se pressent dans des salles de cours, des amphithéâtres, des cafétérias, des rayonnages de bibliothèque.
Les effectifs estudiantins sont composés d'une très grande majorité de femmes : 80 %, ma libido s'en trouve de fait augmentée. Comme il fait froid j'essaie de deviner leurs corps sous d'épais manteaux. Quoique la mode soit au moulant, voire au très moulant et quasiment jusqu'à la table de jeu, c'est plus facile.

Je devais avoir 8 ou 9 ans la première fois que je suis entré dans la Manufacture des Tabacs. En 1989, une exposition avait été organisée sur le thème du pain dans une partie des lieux, pas encore dans son état d'origine. Je me rappelle qu'il faisait froid, mais que la dégustation de pain était bonne...

En DEUG, ces locaux, alors encore en travaux rimaient avec autonomie et études. Je n'ai pas fait grand chose ces deux premières années, je ne révisais pas mes cours, je travaillais seulement les travaux dirigés que je jugeai intéressant. Je me laissais vivre. J'ai pris 30 kg en deux ans. Je rêvais plus que je ne pensais au futur. L'insouciance. Ensuite en licence, je me mis vraiment à travailler.
Beaucoup de mes ami(e)s trouvent ces locaux sans âme, impersonnels et froids. C'est vrai. Point de vieilles pierres, une fontaine d'un artiste Polonais qui traîne.... Beaucoup de minéral, de béton, peu de végétal,
Je découvre par mon travail les joies de la grande administration : l'initiative personnelle est mal vue si l'on ne passe pas par l'accord d'au moins 3 services et d'autant de personnes aux fonctions obscures. Je ne suis que vacataire et cela me convient. Pour l'instant.

Les professeurs que nous formons sont tous plutôt sympathiques. Certains ont leur petite manie et nous imposent des délais très courts des solutions à trouver pour leurs problèmes. Sans compter les jeunes enseignantes vacataires, mes collègues délicieusement vêtues me causant quelques troubles au bas du pantalon. De façon générale tout se passe bien. Avec le regain contagieux de la Grippe A, il se peut que notre activité augmente après la Toussaint. Pour le moment, nous assurons tranquillement nos permanences, tranquillement, avec un peu d'ennui...
Mais heureusement, le comique de service Sarkozy sait égayer mes journées par une lecture assidue des journaux.

Libéré de toute pression, je fais désormais des nuits complètes, mon stress chronique est à un niveau assez bas, même la boisson ne fait plus effet, elle n'est plus ce passage épisodique cathartique, et puis j'ai trop bu au début du mois.... Même la publicité ne m'atteint plus. Elle est quasi absente sur mon trajet quotidien entre maison et Manu par la grande rue de la Guillotière. En tout cas elle se fait discrète. Finie donc la propagande nauséabonde !