dimanche 5 juillet 2009

Ofra Haza




Certains chanceux sont au concert de Blur, aux nuits de Fourvière. J'aurais voulu en être, mais vu mon état de fatigue après la journée d'hier, et les dernières nouvelles peu brillantes d'Aymé Jacquet, je ne regrette finalement pas de n'avoir pas de billets, ni de glandouiller sur le canapé, à écouter Blur, justement, mais aussi Ofra Haza... Ofra Haza est une chanteuse Israëlo-yéménite pas vraiment connue en France, mais elle est une star au Moyen Orient et surtout en Israël. Née à Tel Aviv en 1957 de parents juifs Yéménites (les liens historiques entre le Yémen et le judaïsme sont très intéressants), elle meurt en 2000, à l'age de 42 ans emportée par une pneumonie due au SIDA. En 1987, elle survit au crash d'un avion à la frontière jordanienne.

Cette chanteuse a sorti près de 25 albums. Elle participa en 1983 à l'Eurovision, mais c'est l'album Yemenite Songs en 1985 qui la propulse au sommet des charts en Occident et la fait connaître au monde. Le titre Im nin' Alu est un énorme succès. Il reprend le poème d'un rabbin- yéménite du XVIIe siècle Shalom Shabazi. Il existe plusieurs versions de cette chanson. Une en hébreu, l'une en Anglais et en hébreu pour le refrain, une autre plus électro... Mais l'essentiel reste intact, c'est la voix d'Ofra Haza que je trouve superbe.

Il existe sur Youtube plusieurs versions d'Im nin' Alu. Ma préférée est celle ci parce qu'elle lorgne vers des sonorités électroniques sans renier le chant, mêlant harmonieusement tradition et modernité.

vendredi 3 juillet 2009

Musée, réflexion


J'ai passé plus d'une heure hier, a parler images, médailles et collectionnisme avec le conservateur des médailels du musée des Beaux Arts de Myrelingues. Cet homme est admirable d'ouverture et de générosité, c'est bien à juste titre qu'il est mon deuxième mentor. Nous étions sur cette belle terrasse si favorable à la rêverie et à la lecture, à siroter un café tout en discourant tranquillement.
Nous avons de la chance d'avoir ce musée, et ce bâtiment, cet ancien couvent de riches bénédictines bien conservé et mis en valeur.
La saison s'avère idéale pour aller flâner dans le cloître, s'asseoir à l'ombre des bouleaux, admirer les statues du jardin ou s'édifier à la vue de celles du réfectoire ; images religieuses aux anges potelés, têtes tranchées, évêques et saints, martyrs ou pères de l'Eglise. Magnifique.
Plus simplement, acheter un billet et fureter toute une après midi entre les toiles de Lebrun et les vases grecs à figures rouges.
Je dois donc écrire un article pour les cahiers du musée, à lier bien évidemment avec ess collections. Il ne sera pas publié avant octobre 2011, ce qui me laisse un bon moment pour le rendre et le préparer.

Je suis entré dans la rédaction d'un autre article qui sera publié dans les actes du colloque sur le protestantisme et les arts du mois d'octobre. Les débuts sont laborieux. J'arrive à élaborer un plan mais je peine à trouver deux sous parties. Je me suis astreint à le rédiger de nuit, période plus propice au calme et à la réflexion. Je me donne deux mois de rédaction et de préparation, je rendrai le tout la première moitié de septembre, puis je m'accorderai une semaine de vacances avant de changer de travail. Marre de la restauration, vive la préparation de commandes !

Oui, l'Eté s'annonce chargé, mais il se pourrait qu'il soit aussi d'une grande sérénité. Je ne quitte pas Myrelingues, qui sera écrasée par la chaleur, mais j'y trouverai un peu de calme. Mon meilleur ami devient mon nouveau colocataire et il emmenage demain, et lui aussi cherche du calme et un interlocuteur avec qui discuter histoire. Il a une rédaction de thèse sur les bras. Mon ex colocataire a été reçue à l'Agrégation d'allemand et vient chercher ses cartons le même jour... Cela promet un embouteillage dans la cage d'escalier.

dimanche 28 juin 2009

Miscellanées du 28

Pas de vacances cette année, ou plutôt, pas de départ estival. Ni de rentrée. Le temps s'écoule un point c'est tout. Je vais passer deux mois à écrire un article et une intervention dans le cadre d'un colloque sur les protestants organisé par mon directeur de thèse... J'ai quelques idées, et je me suis solidement préparé. Alors on fonce. J'ai aussi après que monsieur P., conservateur du médaillier du MBA, voulait que je publie un article dans la très sérieuse Revue numismatique.... Ce sera donc un second article, à préparer pour octobre 2010, et publié en octobre 2011, ce qui laisse le temps de voir venir, et de me préparer à le rédiger. Mes prochains séjours parisiens viseront donc à collecter ce qui n'a pas été encore fait à propos du commerce de médailles au XVIIe siècle. Le sujet sera connexe à l'article que je m'apprête à rédiger. Autre nouvelle, notre université a apparemment 6 bourses dont elle ne sait pas quoi foutre, je m'apprête donc à la soulager en écrivant à mon directeur de thèse, et au directeur de l'école doctorale. On verra le cours des choses.

Piètre manifestation en faveur du peuple iranien vendredi soir place Bellecour. Très peu de monde, et la manifestation a été gâchée par des fans de Michael Jackson, comme si la mort d'un génie de la musique, pédophile de surcroît pouvait sur le plan de l'histoire, être plus importante que la révolte d'un peuple contre un régime théocratique et dictatorial ! Triste époque que nous vivons, où les médias s'intéressent davantage à des considérations mercantiles qu'à un évènement historique visant à s'émanciper d'une tutelle religieuse pesante. Je n'ai pas pu assister à cette manifestation, car je travaillais, mais j'y étais par le coeur. J'étais quand même passé par la place un peu avant, afin de voir si il y avait quelques personnes. J'ai apposé un petit badge en bandeau de blog, par solidarité avec les manifestants Iraniens.

Enfin, ma colocataire part pour Paris ce soir, j'oscille entre soulagement et pincement au coeur. Malgré son caractère de chien, et ses défauts, un an de vie commune ça ne s'oublie pas... Et même si je n'étais pas présent souvent à l'appartement, son déménagement cause un grand vide. Son grand auvent d'Audrey Hepburn me manquera. Mais mon pote Michel emmenage la semaine prochaine. Nous placerons notre colocation sous la protection de la muse de l'histoire Clio, et viverons dans un cénobitisme tranquille, teinté d'érémitisme. C'est tout ce qu'on veut.

mercredi 24 juin 2009

Lorène, chanteuse populaire


Cette fille était avec moi au collège. En cours de physique, j'essayais de deviner ses formes qu'elle dissimulait sous de gros pulls. Depuis ces années "salésiennes", l'eau a coulé sous les ponts, et Lorène a réalisé son rêve : devenir chanteuse, et avec classe. Quelques télés chez Sevran, avant son décès, et puis pas mal de tournées...

Retenons son nom Lorène Devienne ; il se pourrait qu'un jour Lorène devienne (ahahah) une chanteuse connue et reconnue de notre beau pays...

Je lui souhaite bon vent.

En attendant, voici son site.

Lorene Devienne

dimanche 21 juin 2009

Le badinage

de Marin Marais... La viole de gambe est avec le piano, mon instrument favori. Des sonorités vibrantes, émouvantes, galantes mais sobres à la fois, exprimant avec une certaine justesse tous les états d'âme de l'Homme.



Le morceau ci-présent reflète l'état d'esprit de ces jours : présent tout en étant absent, et badin tout en restant galant homme.

Ah oui, et il faudra un jour que je parle de Quignard , de Cornea, de Tous les matins du monde. Mais pour le moment, je vais m'adonner à Morphée.
Et j'achève par ces lignes mon 401e article.

mardi 16 juin 2009

La révolution iranienne


Source : BEHROUZ MEHRI/AFP/Getty Images

Il est difficile d'etre bien informé au sujet des élections présidentielles en Iran. Samedi matin, les médias annonçaient la victoire d'Ahmadinejad, l'homme lige du pouvoir en place, celui des ayatollahs. Depuis, tout s'est emballé. Des manifestations, interdites ont eu lieu jusqu'à ce lundi, où la foule a manifesté en masse à Téhéran et dans les autres grandes villes du pays. En masse est un euphémisme tellement les photos sont impressionnantes.

Les manifestations sont le plus souvent pacifiques, mais les milices pro gouvernementales, les "gardiens de la révolution (islamique)" matraquent sans raison la foule desarmée, s'en prenant aux hommes comme aux femmes.

Je remercie Sylvain de m'avoir boosté sur le sujet. Je revenais d'un week end tranquille, et me voilà dans l'exaltation des évènements d'Iran. Un formidable vent de liberté souffle sur ce pays, on n'avait pas connu cela depuis la chute du Shah en 1979, avant que les partisans de Khomeini ne prennent le pouvoir par la force.

Twitter, comme me l'a appris Sylvain reste l'un des seuls, sinon l'unique moyen d'information librepour les médias à l'étranger. On a ainsi appris la manifestation de Téhéran : 2 millions de personnes, la mort de manifestants... Toute information est filtrée par le pouvoir Iranien, les journalistes étrangers ne sont pas les bienvenus. Twitter est aussi devenu un moyen de pression sur le gouvernement iranien, demandant aux internautes de bloquer les sites institutionnels iraniens par un afflux massif sur ces sites et un rafraichissement constant des pages, créant une saturation de ces websites, paralysant la propagande officielle donc.

Bien entendu, je soutiens la révolte actuelle des opposants contre des élections jouées d'avance, d'après quelques sources.
L'avenir dira si ces manifestations gigantesques auront raison de la dictature religieuse. Je l'espère de tout mon coeur.

dimanche 14 juin 2009

Une nuit claire

Le mois de juin. La Camargue resplendit. Les champs de blés sont prêts à être moissonnés dans la basse Vallée du Rhône.


J'ai passé un court séjour au Grau-du-Roi en compagnie de mes parents. Nous partîmes dans la nuit de vendredi à samedi, très tôt, ou très tard : 2 heures du matin. Conduire à cette heure là sur une autoroute quasi déserte fut un plaisir pour mon père. Quant à moi je regardais les étoiles et les paysages à peine éclairés par une demie Lune très lumineuse.
Nous arrivâmes vers les 5 heures du matin, alors que le Soleil s'apprêtait à surgir à l'Orient et nous débusquer au bord des étangs gardois. Depuis Gallargues jusqu'à l'entrée du Grau, une silhouette ne nous lâcha pas : le Mont Ventoux. Je fus impressionné de voir sa masse sombre au lointain, depuis la mer ou presque. L'hiver dernier, c'était le Canigou, qui, à l'autre extrémité se montrait au crépuscule. Je l'avais pris en photo. Or, comme mon bridger est cassé, et que mon appareil compact ne peut zoomer correctement, je n'ai pas pu photographier le Ventoux... ni la tour de Constance d'Aigues Mortes dans l'axe exact du massif. Quel formidable cliché j'aurais pu obtenir ! Il m'aurait comblé.

La journée de samedi a été occupée : bronzage, plage, pédalage jusqu'à l'Espiguette en accompagnant mon coureur de père, et un bon plat de sardines fraîches avec un jus de citron et de l'huile d'olive. Un goûtt de vacances, que je ne pourrai avoir cette année encore.
Je nourris un rapport affectif avec cette Méditerranée, et je la quitte toujours difficilement. Cette fois ci plus encore puisque le temps estival m'a fait regretté de ne pouvoir rester plus longtemps.
Lorsque nous somme revenus, le temps orageux et lourd nous attendait à Myrelingues.

J'ai encore plus apprécié ce séjour à la lumière d'une amie, chagrinée de la perte d'une proche, fauchée à 28 ans par une rupture d'anévrisme, enceinte, et mère d'une petite fille de 2 ans. Mes pensées vont à celles et ceux qui disparaissent, toujours trop tôt, victimes des coups du destin et de la maladie. Plus que jamais j'essaie de profiter de la vie...